CHALEUR


CHALEUR
CHALEUR

La notion de chaleur telle qu’elle résulte de la sensation de chaud et de froid remonte aux époques les plus reculées. Toutefois, elle n’appartint à la science qu’à partir du XVIIIe siècle, lorsque Lavoisier et Laplace reconnurent conjointement en elle «une grandeur susceptible d’accroissement et de diminution», et donc accessible à la mesure.

La première tentative d’interprétation physique assimilait la chaleur à un fluide dit subtil et indestructible dénommé le calorique , répandu partout au sein de la matière. Son passage d’un corps à un autre était notamment responsable du refroidissement du premier et de l’échauffement du second. L’adoption vers le milieu du XIXe siècle du principe de l’équivalence de la chaleur et du travail, première formulation pour les cycles du principe de la conservation de l’énergie, ou premier principe de la thermodynamique [cf. THERMODYNAMIQUE], met définitivement fin au concept de calorique par la suppression de sa propriété fondamentale d’indestructibilité. On sait que d’autres fluides subtils, comme l’avaient été auparavant le phlogistique, agent de la combustion, et ultérieurement l’éther, support des ondes lumineuses, ont subi tour à tour le même sort. Depuis cette époque, la notion de chaleur a été identifiée à la manifestation d’un flux d’échange énergétique entre des éléments matériels contigus. Plus précisément, du point de vue macroscopique, une quantité de chaleur est définie comme suit à partir de sa méthode de mesure. Choisissons un système formé de glace et d’eau. Soit M1 le corps qui, au contact du système, fait fondre une masse m 1 de glace. Soit aussi un corps M2 qui, dans les mêmes conditions, fait fondre une masse m 2 de glace. Si m 1 = m 2, on dit que les corps M1 et M2 ont transmis à la glace fondante des quantités égales de chaleur. Si, au contraire, m 1 est différent de m 2, on admet que les quantités de chaleur cédées sont entre elles dans le rapport m 2/m 1. On arrive ainsi à mesurer des quantités de chaleur, par comparaison à la masse m 1, des masses m 2, m 3... de glace fondues par les corps M2, M3,... Par définition, la quantité de chaleur transmise par M2 a pour mesure le nombre: Q = m 2/m 1. Ce nombre ne change pas avec l’unité de masse employée pour mesurer m 1 et m 2. Mais il changerait avec l’adoption d’une autre masse m 1 comme base de comparaison. Il changerait aussi si un autre fluide était substitué à l’eau. Il en résulte la possibilité d’adopter une unité de quantité de chaleur indépendante des unités de longueur, de masse et de temps.

Le système de glace fondante utilisé pour la mesure est un calorimètre . Il existe une grande variété de dispositifs équivalents (cf. MESURE – Mesures thermiques). Inversement, si un corps M plongé dans le calorimètre fait passer une masse m d’eau de l’état liquide à l’état solide, on dira que M a reçu une quantité de chaleur de la part du calorimètre, mesurée par le rapport m /m 1. Pour faire la distinction avec le phénomène inverse, on attribue à ces derniers échanges des signes opposés aux précédents. Dans la plupart des traités de physique actuels, on adopte la convention de signe suivante en vue d’une formulation unifiée des bilans thermiques: une quantité de chaleur reçue par le corps envisagé est comptée positivement, tandis qu’elle est comptée négativement quand elle est fournie par le corps au milieu extérieur.

L’unité adoptée pour la mesure d’une quantité de chaleur est restée longtemps indépendante des autres et rangée dès lors au nombre des unités fondamentales. Il en fut notamment ainsi pour la définition de la calorie (cal), considérée comme la quantité de chaleur nécessaire pour élever un gramme d’eau pure de 14,5 à 15,5 0C (degrés Celsius) sous la pression atmosphérique normale – la grande calorie ou kilocalorie (kcal) vaut 1000 cal – et pour celle de la British Thermal Unit (B.T.U.), ou chaleur nécessaire pour élever une livre anglaise d’eau pure de 59 à 60 0F (degrés Farenheit) sous la pression atmosphérique normale (1 B.T.U. = 0,252 kcal).

À présent, l’unité de quantité de chaleur ne figure plus parmi les unités fondamentales du système international (S.I.). À la suite de la fixation conventionnelle d’un équivalent mécanique égal à l’unité pour toutes les formes d’énergie, celles-ci sont toutes mesurées en joules (symbole J), dans le système M.K.S.A. (cf. MESURE – Étalons fondamentaux et Mesures thermiques). On en déduit conventionnellement pour la définition de la calorie l’unité dérivée: 1 cal = 4,186 J, avec pour conséquence l’abandon de la définition primitive qui ne conserve qu’une signification approximative et qualitative.

Lorsqu’on se place au point de vue microscopique, le concept même de chaleur disparaît. Comme le montre, par exemple, la théorie cinétique des fluides, la sensation de chaud et de froid s’interprète directement comme une manifestation de nature essentiellement mécanique, où la température correspond à l’énergie cinétique moyenne d’agitation moléculaire, et la quantité de chaleur par unité de temps au flux de transport de cette énergie d’agitation.

Il faut souligner à ce point de vue que dans toutes les interprétations qui précèdent la chaleur apparaît toujours comme la manifestation d’un transport énergétique, et non comme une propriété d’état du milieu considéré [cf. THERMODYNAMIQUE]. Sous ce rapport, l’expression encore fréquente d’énergie calorifique d’un corps pour désigner l’une ou l’autre fonction d’état prête à équivoque.

chaleur [ ʃalɶr ] n. f.
chalour 1155; lat. calor, accus. calorem
I(État de la matière.) ACour.
1État de la matière qui se traduit par une température élevée (par rapport au corps humain); sensation résultant du contact avec un corps dans cet état ( chaud). La chaleur de l'eau bouillante, d'un fer rouge. brûlure.
2État de l'air, de l'atmosphère, qui donne à l'organisme une sensation de chaud. « En août, dans nos pays, [...] une puissante chaleur embrase les champs » (Bosco). Donner, fournir de la chaleur ( chauffer, réchauffer) . La chaleur mûrit, dessèche, brûle les plantes. Chaleur douce, modérée ( tiédeur) ; accablante, étouffante, suffocante, tropicale ( canicule; étuve, fournaise) , sèche; humide ( touffeur) . Vague de chaleur. Être incommodé par la chaleur ( bouillir, cuire, étouffer, 1. griller, rôtir) . Il fait une chaleur ! Quelle chaleur ! La chaleur d'une pièce. Bouche de chaleur : ouverture permettant la diffusion de la chaleur produite par une chaufferie.
(1606) Au plur. Période, moment où il fait chaud. Les premières chaleurs. Les grandes, les fortes chaleurs.
BSc.
1(XVIIe) Phénomène physique (énergie cinétique de translation, rotation et vibration moléculaires dans une substance) qui se transmet (par conduction, convection ou radiation) et dont l'augmentation se traduit par l'élévation de température, des effets électriques, la dilatation, des changements d'état (fusion, sublimation, évaporation). calorifique, thermique. Quantité de chaleur, et absolt chaleur : grandeur physique qui représente cette énergie et ses modifications dans un système matériel ( calorimétrie, microcalorimétrie; calorie, thermie; degré) . Chaleur latente : quantité de chaleur nécessaire pour le changement d'état de 1 g de substance sans changement de température (chaleur latente de fusion, de vaporisation, de sublimation, etc). Chaleur spécifique, massique, molaire d'un corps : quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1 oC la température de 1 g d'une masse, d'une mole de la substance. Chaleur atomique d'un corps, produit de son poids atomique par sa chaleur spécifique. — Chaleur de réaction (d'une réaction chimique) :chaleur transférée entre le système réagissant et le milieu extérieur ( enthalpie) . — Transformation d'une unité de chaleur en énergie mécanique (quantité de travail dite équivalent mécanique de la chaleur ou équivalent Joule). — Chaleur tournante : mode de cuisson de certains fours dans lesquels l'air est brassé. — Pompe à chaleur.
2Physiol. CHALEUR ANIMALE, produite dans l'organisme par les réactions du catabolisme. — Cour. Chaleur dégagée par le corps de personnes (notamment de personnes rassemblées).
II(Caractère des sensations et sentiments.)
1(XIIIe) Sensation comparable à celle que produit un corps chaud, éprouvée dans des malaises physiques. Sentir une brusque chaleur à la tête. Bouffée de chaleur. Coup de chaleur : malaise causé par l'excès de chaleur.
2(1573) Vx Ardeur des sens. « Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte » (Molière). (1387) Mod. État des femelles des mammifères quand elles acceptent l'approche du mâle. rut. L'époque des chaleurs. Chatte en chaleur (cf. Être en chasse).
3(1549) Fig. Caractère animé des dispositions psychiques, des tendances. animation, ardeur, effervescence, enthousiasme, entrain, exaltation , 1. feu, fièvre, passion, véhémence, vivacité; chaleureux. La chaleur de ses convictions, de son zèle. Geste, regard plein de chaleur. Accueillir, défendre qqn avec chaleur. Un accueil sans chaleur. cordialité. « la chaleur d'amitié qu'il me marqua » (Duhamel). Dans la chaleur de la dispute, de la discussion. 1. fougue. Chaleur humaine : sympathie.
⊗ CONTR. 2. Froid; froideur, indifférence.

chaleur nom féminin (latin calor, -oris) Qualité de ce qui est chaud ; température élevée ; sensation que donne un corps chaud : La douce chaleur d'un soleil d'automne. Qualité d'une couleur, d'un parfum, d'une voix, etc., à la fois soutenus et attirants. Qualité de quelqu'un, de quelque chose qui est chaleureux, ou qui manifeste de l'ardeur dans les sentiments, de l'animation, etc. : Plaider une cause avec chaleur. Peintures et vernis Qualité d'un coloris où dominent le rouge, l'orangé ou certains jaunes. Physique Mode de transfert de l'énergie d'un corps à un autre qui ne correspond pas à un travail. (L'énergie ainsi transférée se nomme quantité de chaleur.) ● chaleur (expressions) nom féminin (latin calor, -oris) Chaleur humaine, réconfort, sympathie apportés à autrui. En chaleur, se dit d'une femelle qui recherche le mâle. Chaleur animale, chaleur végétale, chaleur produite par des êtres vivants ou par des phénomènes vitaux. Théorie de la chaleur interne, théorie selon laquelle, en extrapolant le gradient thermique, on arrive rapidement à une zone, appelée feu central, où les roches devraient être en fusion. (Cette théorie est actuellement abandonnée.) Chaleur résiduelle, chaleur fournie par un combustible nucléaire après son déchargement du réacteur. (Elle est due aux produits radioactifs présents dans le combustible.) Chaleur résiduelle d'un réacteur, chaleur produite dans ce réacteur après sa mise à l'arrêt. Chaleur spécifique ou massique, quantité de chaleur nécessaire pour élever la température d'une unité de masse de 1 degré. ● chaleur (synonymes) nom féminin (latin calor, -oris) Qualité de ce qui est chaud ; température élevée ; sensation que...
Contraires :
- fraîcheur
Qualité de quelqu'un, de quelque chose qui est chaleureux, ou qui...
Synonymes :
- emballement (familier)
- feu
- fièvre
- frénésie
- impétuosité
- pétulance
- véhémence
Contraires :
- impassibilité
- indifférence

chaleur
n. f.
rI./r
d1./d Cour. Qualité, nature de ce qui est chaud; sensation produite par ce qui est chaud. La chaleur d'un radiateur, du soleil.
|| Température élevée de l'air, temps chaud. Vague de chaleur.
Plur. Les chaleurs: la saison où le temps est chaud.
d2./d PHYS Quantité d'énergie échangée entre deux corps en contact portés à des températures différentes.
|| Chaleur massique.
|| Chaleur latente: V. latent. Chaleur latente de vaporisation, absorbée par un corps pur pour passer de l'état liquide à l'état de vapeur.
|| Chaleur de combustion: quantité de chaleur dégagée par la combustion de l'unité de masse d'un corps.
d3./d PHYSIOL Chaleur animale, produite par le corps des animaux dits à sang chaud (homéothermes) grâce au catabolisme de leurs réserves.
rII./r
d1./d Sensation de chaud, lors d'un malaise physique. La chaleur de la fièvre. Coup de chaleur.
d2./d état des femelles de certains animaux quand elles recherchent l'approche du mâle. Femelle en chaleur.
d3./d Fig. Ardeur, impétuosité, véhémence. Il a pris votre défense avec chaleur.
d4./d Grande cordialité. Accueillir qqn avec chaleur.
Encycl. La chaleur est une forme dégradée de l'énergie. Elle apparaît lors du frottement entre deux corps, au cours des réactions chimiques exothermiques et des réactions nucléaires, lors du passage d'un courant électrique dans un conducteur (effet Joule). La chaleur se propage par rayonnement, convection ou conductibilité. Elle se mesure en joules, unité légale de chaleur et de travail à préférer à la calorie (qui équivaut à 4,18 joules). On peut transformer intégralement du travail en chaleur, mais l'inverse n'est pas possible (le rendement limite d'un moteur thermique, inférieur à l'unité, dépend des températures des sources avec lesquelles il est en liaison). V. thermodynamique.

⇒CHALEUR, subst. fém.
A.— Température plus ou moins élevée d'un corps, d'un lieu, perceptible par l'homme. Chaleur de serre; source de chaleur; se plaindre de la chaleur. À la chaleur du feu, à la clarté de la lampe (CLAUDEL, L'Annonce faite à Marie, 1re version, 1912, IV, 5, p. 109).
SYNT. Bonne, douce, vive chaleur; chaleur du poêle; bouche de chaleur (cf. bouche IV B).
Expr., vieilli, iron. Couvrez-vous, la chaleur vous est bonne. Mettez votre chapeau bien que ce ne soit pas le moment et que ce soit impoli.
Rem. Attesté ds BESCH. 1845, Lar. 19e, LITTRÉ.
Spécialement
1. Température dispensé par le soleil, répandue dans l'atmosphère, plus ou moins forte suivant le moment et le lieu. Grande, grosse chaleur; chaleur du jour :
1. Un soleil de printemps se levait à l'horizon, les fleurs (...) se redressaient à la chaleur de ses rayons; (...); les gazons avaient repris de la verdure et de la force dans la fraîcheur de la nuit.
MUSSET, « Le Temps », 1831, p. 41.
SYNT. Chaleur accablante, étouffante, humide, lourde, torride; chaleur de plomb; chaleur de l'été, du soleil; brume, vague de chaleur; en pleine chaleur; quelle chaleur!; la chaleur augmente, diminue, tombe. Chaleur solaire. Température du soleil, qu'il communique à la terre (cf. C. FLAMMARION, Astron. pop., 1880, p. 98).
P. métaph. :
2. ...
Car le nom de l'auteur, brillant sur chaque page,
De jour et de chaleur inondait tout l'ouvrage; ...
LAMARTINE, Jocelyn, Épilogue, 1836, p. 785.
P. méton. Effet produit dans l'air par une température élevée. La chaleur frémissait, monotone, dans le ciel bleu (BARRÈS, Sous l'œil des Barbares, 1888, p. 73).
P. ell. et souvent au plur. Moment où la température est élevée et plus particulièrement été. Les premières, les dernières chaleurs; les grandes chaleurs. Pendant les mois de chaleur (ALAIN-FOURNIER, Correspondance [avec J. Rivière], 1907, p. 192).
Au fig. La question qui s'agite entre eux jusqu'aux dernières chaleurs est celle-ci :... (L. VEUILLOT, Les Odeurs de Paris, 1866, p. 345).
2. CHIM. et PHYS. Somme des énergies, potentielle et cinétique, des molécules d'un corps, perceptible à nos sens. Chaleur absorbée, cédée; (corps) bon, mauvais conducteur de la chaleur. Loi des échanges de chaleur (H. POINCARÉ, Électr. et opt., 1901, p. 170).
SYNT. Dégagement, degré, quantité de chaleur; propagation de la chaleur; sous forme de chaleur, sous l'action de la chaleur. Chaleur centrale, interne, terrestre. Température élevée que l'on attribuait au centre de la terre (cf. W. VERNADSKY, La Géochimie, 1924, p. 116). Chaleur rayonnante. Quantité de chaleur qu'un corps chaud émet et transmet à un corps plus froid (cf. COURNOT, Essai sur les fondements de nos connaissances, 1851, p. 138). Chaleur sensible. Chaleur perçue par les sens ou à l'aide du thermomètre (cf. BREMOND, La Poésie pure, 1926, p. 161). Chaleur spécifique. Quantité de chaleur nécessaire à l'unité de masse d'un corps pour élever sa température de un degré (cf. RENOUVIER, Essais de crit. gén., 3e essai, 1864, p. 82). [Dans le cas d'un gaz] Chaleur spécifique à pression constante. Quand il y a dilatation (cf. Hist. gén. des sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 275). Chaleur spécifique à volume constant. Quand il n'y a pas dilatation (ibid., p. 297). Chaleur atomique. Produit de la chaleur spécifique d'un corps simple par son poids atomique (cf. J.-J. CHARTROU, Pétroles naturel et artificiels, 1931, p. 28). Chaleur latente. Quantité de chaleur nécessaire à l'unité de masse d'un corps pour qu'il change d'état, sans modification de température, quand il est arrivé au point où il va changer d'état. Nouvelles doctrines du feu principe, du fluide igné, de la chaleur latente (MARAT, Les Pamphlets, Les Charlatans modernes, 1791, p. 291); en particulier a) de l'état solide à l'état liquide : chaleur (latente) de fusion (cf. Hist. gén. des sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 289); b) de l'état liquide à l'état de vapeur : chaleur (latente) de vaporisation (cf. Ch. DURAND, Les Gdes industr. minérales en Lorraine, 1893, p. 26); c) de l'état solide à l'état de vapeur : chaleur (latente) de sublimation ou de volatilisation (cf. A. DE LAPPARENT, Cours de minér., 1899, p. 507). Chaleur de réaction. Quantité de chaleur dégagée ou absorbée dans une réaction chimique (cf. Hist. gén. des sc., t. 3, vol. 2, 1964, p. 404). Chaleur de combustion. Quantité de chaleur dégagée quand on brûle une molécule-gramme d'un corps à volume ou à pression constante (cf. G. DUPONT, Le Bois carburant, 1941, p. 46). Chaleur de formation. Quantité de chaleur dégagée ou absorbée dans la formation d'une molécule-gramme d'un corps composé, à partir de ses éléments (cf. L. GUILLET, Traité de métall. gén., 1923, p. 54); anton. chaleur de décomposition (cf. L. SER, Traité de phys. industr., t. 1, 1888, p. 37). Chaleur d'hydratation. Quantité de chaleur dégagée pendant la prise et le durcissement d'un liant. Ciment à faible chaleur d'hydratation (J. CLÉRET DE LANGAVANT, Ciments et bétons, 1953, p. 30). Équivalent mécanique de la chaleur. Constante représentant la quantité de travail qu'on obtient par la transformation d'une unité de chaleur en énergie mécanique (cf. Hist. gén. des sc., t. 3, vol. 1, 1961, p. 226).
3. PATHOL. Sensation de malaise général ou localisé, s'accompagnant souvent d'une élévation de la température du corps. Chaleurs d'entrailles, de tête, de la fièvre. Le soir même, il fut pris d'une grande chaleur dans la poitrine (FLAUBERT, L'Éducation sentimentale, t. 2, 1869, p. 221).
SYNT. Chaleur âcre, mordicante (vieilli). Picotement au niveau des téguments, perceptible par le sujet ou la personne qui l'examine (cf. A. TROUSSEAU, Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu, 1895, p. 182). Chaleur interne. Sensation de chaleur qu'éprouve un malade et qui ne correspond pas à la réalité (cf. GEOFFROY, Manuel de méd. pratique, 1800, p. 373). Bouffée de chaleur (cf. bouffée I C).
Coup de chaleur. Grave malaise dû, surtout, à une température trop élevée, pouvant entraîner la mort, en particulier chez les nourrissons et les animaux domestiques (cf. Ch. DOPTER [Nouv. traité de méd., 1926, p. 447]).
4. PHYSIOL. Température du corps, d'une partie du corps, d'une plante, propre à chaque espèce, produite par les différentes fonctions organiques, liée à la vie, pouvant avoir des manifestations extérieures. Chaleur animale, naturelle, vitale. Elle sentait (...) la chaleur de la main qui soutenait son coude (R. MARTIN DU GARD, Les Thibault, L'Été 1914, 1936, p. 489).
SYNT. Chaleur végétale; chaleur de la peau, du corps, du sang.
Par personnification :
3. C'est mon ennemi, le froid (...). Vous le savez, vous, aux mains de qui se réfugient mes mains, (...)! Tu me manques, ma chère chaleur, autant que le soleil.
COLETTE, La Vagabonde, 1910, p. 243.
P. méton. Avec cette chaleur blême rougissant seulement aux pommettes [à cause du champagne] (PROUST, La Fugitive, 1922, p. 488).
En partic. Sensation d'ardeur intérieure, provoquée par une émotion, pouvant se manifester extérieurement. Chaleur qui monte au visage, aux joues de qqn. Que serait la joie sans (...) cette chaleur agréable en tout le corps (...)? (RICŒUR, Philos. de la volonté, 1949, p. 246).
5. ZOOLOGIE
a) Instinct sexuel qui pousse la femelle à vouloir le mâle, selon un rythme régulier. Temps de la chaleur des truies (LITTRÉ).
Rem. Ce sens s'applique parfois au mâle, à un ensemble d'animaux.
b) (Être) en chaleur. Plus une jument est en chaleur et moins elle bouge (FLAUBERT, Par les champs et par les grèves, 1848, p. 363).
P. métaph. :
4. ... son aspect [de la mer], dans ces instants-là, est étrange; on dirait qu'elle désire et craint le cyclone. (...). La lionne en rut fuit devant le lion. La mer, elle aussi, est en chaleur.
HUGO, Les Travailleurs de la mer, 1866, p. 344.
Péj. [À propos d'une pers.]
♦ [P. anal. de situation] Qui désire faire l'amour. Gueuse en chaleur (ZOLA, La Faute de l'Abbé Mouret, 1875, p. 1278).
P. iron. Qui a trop chaud. — Non, t'es en chaleur... (...). La porte ouverte, tu veux donc nous faire crever? (DORGELÈS, Les Croix de bois, 1919, p. 19).
Au fig. Animé d'un grand zèle, d'un grand désir. L'immense bourgeoisie libérale, toujours en chaleur de quelque nouvelle trahison (BERNANOS, La Grande peur des Bien-Pensants, 1931, p. 63).
B.— Au fig.
1. Qualité vive d'un objet, d'une matière, qui est agréable aux sens humains :
5. Viendront-elles un jour, en quelque paradis,
Ces collines pour qui j'ai tant fait et tant dit,
M'apporter la chaleur du parfum de midi
...
A. DE NOAILLES, L'Ombre des jours, 1902, p. 58.
Spéc. Qualité d'une teinte harmonieuse, à base de jaune et de rouge surtout, donnant une impression de vie, d'ambiance agréable. Les teintes fanées [des tapis anciens] gardaient une chaleur sombre (ZOLA, Au Bonheur des dames, 1883, p. 471).
P. ell. Teinte ayant ces qualités. Une chaleur rousse circule sous ses obscurités [de Rembrandt] et les rend transparentes (T. GAUTIER, Guide de l'amateur au Musée du Louvre, 1872, p. 125).
2. Qualité vive d'une personne ou de son comportement.
a) Ardeur, passion intérieure d'une personne, parfois d'une collectivité, d'un être divin pour une personne ou une chose, qui se manifeste de différentes façons. Chaleur humaine; parler, soutenir avec chaleur :
6. Yvars se rhabilla alors sans se laver, dit bonsoir lui aussi, mais avec tout son cœur, et ils [les ouvriers] lui répondirent avec la même chaleur.
CAMUS, L'Exil et le royaume, 1957, p. 1606.
SYNT. Chaleur d'âme, de cœur; chaleur d'une présence; mettre de la chaleur à, dans qqc.
Spéc. Force, cordialité d'un sentiment, d'une activité, d'une attitude humaine, où l'on sent la sympathie, l'affection, la vie. Chaleur de l'amitié, de l'imagination, du raisonnement. Cette réserve ne démentait pas la chaleur de ses accueils (S. DE BEAUVOIR, Mémoires d'une jeune fille rangée, 1958, p. 214).
En partic.
Ardeur, expression d'une attitude, d'une réaction humaine. Chaleur d'un baiser, d'un regard, d'un sourire. Cette voix sans timbre, sans chaleur, sans intonation, sans relief (GIDE, Les Faux-monnayeurs, 1925, p. 1170).
Éclat, vie, expression, intensité d'une œuvre artistique ou littéraire. La spontanéité, l'entrain et la chaleur de ce premier morceau [le portrait de l'architecte Buron] (A. MICHEL, Sur la peinture fr. au XIXe siècle, 1928, p. 3).
Animation de certaines activités humaines où existent des oppositions de personnes, de nations, d'intérêts. La chaleur et l'aigreur des discussions (LAMENNAIS, Lettres inédites... à la baronne Cottu, 1835, p. 276).
b) Péj., rare. Colère, emportement, intolérance d'une personne dans ses jugements, ses actions. Une fois ma chaleur passée, je reviens de moi-même à la tolérance (AMIEL, Journal intime, 1866, p. 128).
Vieilli. Chaleur(s) de/du foie, de/du sang. Accès de colère, disposition à s'emporter ou à s'enthousiasmer, en particulier dans la jeunesse (cf. airain ex. 15).
c) Expressions
Dans la chaleur de. Au fort de, au beau milieu de. Dans la chaleur de la composition, de la dispute, du combat.
[P. réf. à l'expr. lancée par Combes pour excuser des paroles imprudentes du ministre Pelletan, au cours d'un banquet, en 1902] Chaleur communicative des banquets. Animation d'un repas due au vin, aux conversations (cf. A. WICART, Les Puissances vocales, L'Orateur, t. 1, 1936, p. 9).
Vieilli. À la chaleur des enchères (et à l'extinction des feux). Selon la montée des prix, qui a une durée déterminée (en particulier jusqu'à l'extinction de petites bougies) :
7. Le prix des soixante tableaux qui composaient cette divine collection (...) ne pouvait être connu qu'à la chaleur des enchères.
BALZAC, Le Cousin Pons, 1847, p. 84.
Rem. N'est attesté que ds LITTRÉ.
Lang. pop. (Ah!) Chaleur! Exclamation qui indique la surprise, l'ironie, le désagrément, le refus de faire quelque chose. On jouerait le baccarat et les dames seraient admises! Oh! chaleur! (Le Joueur, 1881) (G. FUSTIER, Suppl. au dict. de la langue verte d'A. Delvau, 1883, p. 505).
Prononc. et Orth. :[]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Début XIIe s. chalur (du soleil) « état de la matière qui se traduit par une température élevée » (Psautier Cambridge, éd. Fr. Michel, Paris, 1876, XVIII, 6); 1606 les grandes chaleurs « l'été » (NICOT); 2. ca 1220 « sensation comparable à celle que produit un corps chaud, éprouvée dans des malaises physiques » (PEAN GATINEAU, Vie de S. Martin, éd. Söderhjelm, 8334 ds T.-L.); 3. a) 1387-91 art vétér. « période des amours » (G. PHÉBUS, Le Livre de la Chasse, ms B.N. fr. 7098, Paris, éd. J. Lavallée, 1854, 1, 11 ds REMIG., p. 55); 1561 être en chaleur (DU FOUILLOUX, Traité de Venerie, 17, 42, ibid.); b) 1573 « ardeur des sens » (DU PUYS, Dict. fr.-lat. : ,,se dict des bestes femelles [...] quand on leur faict venir le désir de la compaignie du masle pour engendrer``); qualifié de ,,vx`` ds Pt ROB.; 4. a) 1549 « vitalité, élan naturel, enthousiasme » (EST. : La chaleur de la jeunesse est refroidie); b) début XVIIe s. « emportement, vivacité » (D'AUB., Trag., V ds GODEFROY, Lexique comparé de la lang. de Corneille et de la lang. du XVIIe s., Paris, 1862, t. 1, p. 112); c) 1779 B.-A. chaleur d'exécution (Le Visionnaire ou Lettres sur les ouvrages exposés au Salon, Amsterdam, I, p. 26 ds BRUNOT t. 6, p. 791). Empr. au lat. calor, -is attesté au sens 1 dep. Ennius ds TLL s.v., 180, 2 spéc. en parlant du soleil (Lucrèce, ibid., 180, 44) fréquemment au plur. (ibid., 180, 6, 7); au sens 2 Ier s. av. J.-C. (Sulpicia ds TIB., 3, 17, 2, ibid., 181, 29); au sens d'« ardeur, zèle, impétuosité » (Ovide, ibid., 181, 42); en partic. en parlant de la jeunesse (Celse, ibid., 181, 78). Fréq. abs. littér. :5 917. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 7 958, b) 9 430; XXe s. : a) 7 485, b) 8 819. Bbg. LEW. 1960, p. 170, 183. — ROG. 1965, p. 71, 200. — Termes techn. fr. Paris, 1972, p. 63.

chaleur [ʃalœʀ] n. f.
ÉTYM. Déb. XIIe, chalour, chalur; du lat. calor, caloris, à l'accusatif calorem.
———
I (État de la matière).
A Cour.
1 État de la matière qui se traduit par une température élevée (par rapport au corps humain); sensation résultant du contact avec un corps dans cet état. Calorique (vx), chaud. || La chaleur d'un fer rouge, de l'eau bouillante. Brûlure. || La chaleur d'un brasier.
2 État de l'air, de l'atmosphère qui donne à l'organisme cette sensation. || La chaleur du soleil. || Fournir, donner de la chaleur. Chauffer, dégourdir, échauder, échauffer, réchauffer. || Soins par la chaleur. Héliothérapie, thermothérapie. || Mûrir des plantes ( Aoûter); les brûler, les dessécher ( Brouir, recroqueviller) par la chaleur. || Odeur causée par une forte chaleur. Échauffé, roussi. || Moiteur, sueur que provoque la chaleur. || Douce chaleur. || Chaleur modérée. Tiédeur. || Afflux subit de chaleur. Bouffée, coup, vague. || Chaleur accablante, étouffante, excessive, suffocante, tropicale. Touffeur; canicule, étuve, fournaise (fig.). || Être incommodé par la chaleur ( Bouillir, brûler, cuire, étouffer, griller, rôtir, suffoquer). || Chaleur orageuse. || Chemin tout blanc de chaleur. Réverbération (→ Blanc, cit. 3).La chaleur d'une pièce, d'un appartement.
0.1 Il était dans le salon où on prenait bien garde de ne pas ouvrir la fenêtre, devant la cheminée où l'on mettait pour plus de chaleur du charbon qui donnait un feu rouge et près de laquelle ceux qui entraient du dehors, ayant laissé leur paletot dans l'antichambre, entraient la figure rouge de froid et, surpris de la bonne chaleur de la pièce, ne pouvaient s'empêcher de sourire, de passer les mains sur leur figure soudain chaude, de se frotter les mains moins de froid que de plaisir (…)
Proust, Jean Santeuil, Pl., p. 517.
Loc. Bouche de chaleur.
(Plur., 1606). Période, moment où il fait chaud. || La cigale se fait entendre à la saison des chaleurs. || Durant les grandes, les fortes chaleurs. || Chaleurs de l'été. || Fuir les chaleurs. Estiver, transhumer. || Engourdissement de certains animaux durant les chaleurs. Estivation.
1 (…) en Provence, c'est l'usage quand viennent les chaleurs d'envoyer le bétail dans les Alpes.
Alphonse Daudet, Lettres de mon moulin, p. 9.
2 En août, dans nos pays, un peu avant le soir, une puissante chaleur embrase les champs.
H. Bosco, le Mas Théotime, I, p. 9.
3 Quand une longue période de sécheresse et de chaleur a accumulé dans l'air immobile une réserve trop grande d'énergie, il faut un orage.
A. Maurois, Bernard Quesnay, XII, p. 81.
B Sc.
1 Phénomène physique (énergie cinétique de translation, rotation et vibration moléculaires dans une substance) qui se transmet par conduction, convection ou radiation et dont l'augmentation se traduit par l'élévation de la température, des effets électriques, la dilatation, des changements d'état (fusion, sublimation, évaporation). Calorifique, thermique; thermodynamique, et aussi les éléments calor(i)-, pyro-, therm(o), -therme. || Quantité de chaleur, et, absolt, chaleur : grandeur physique qui représente cette énergie et ses modifications dans un système matériel (mesure : Calorimétrie; calorie, thermie; degré). || Chaleur latente : quantité de chaleur nécessaire pour le changement d'état de 1 g de substance, sans changement de température (chaleur latente de fusion, de vaporisation, de sublimation). || Chaleur spécifique ou chaleur massique d'un corps : quantité de chaleur nécessaire pour élever de 1° C la température de 1 g de substance. || Chaleur spécifique à volume constant, à pression constante. || Chaleur atomique d'un corps : produit de son poids atomique par sa chaleur spécifique.Chaleur de réaction (d'une réaction chimique) : chaleur transférée entre le système réagissant et le milieu extérieur. || Chaleur de réaction à pression constante. || La chaleur de réaction est positive pour une réaction endothermique, négative pour une réaction exothermique.Transformation d'une unité de chaleur en énergie mécanique (quantité de travail dite équivalent mécanique de la chaleur ou équiv. Joule).
tableau Vocabulaire de la chimie.
2 Loc. (Physiol.). Chaleur animale, produite dans l'organisme des êtres animés, par les réactions du catabolisme. Caloricité, calorification.Cour., fam. Chaleur dégagée par le corps de personnes (notamment de personnes rassemblées dans un lieu fermé).
Chaleur végétale : chaleur produite par les végétaux, au cours de certains phénomènes biologiques (respiration, fermentation…).
———
II (Caractère des sensations et sentiments).
1 (1220). Sensation comparable à celle que produit un corps chaud, éprouvée physiquement. || Sentir une brusque chaleur à la tête. || Chaleur se produisant en un point irrité. Inflammation.
Absolt, dans : … de chaleur. || Coup de chaleur : malaise causé par l'excès de chaleur. || Bouffée de chaleur.
2 (1573). Vx. Ardeur des sens. Amour, ardeur, concupiscence.
4 Certes je ne sais pas quelle chaleur vous monte :
Mais à convoiter, moi, je ne suis pas si prompte (…)
Molière, Tartuffe, III, 2.
(1387). Mod. État des femelles de mammifères, quand elles acceptent l'approche du mâle. Rut; chasse (être en chasse). (Presque toujours au plur. ou dans la construction : en chaleur). || Chatte, chienne, jument en chaleur. || Les chaleurs d'une chatte. || Elle a ses chaleurs. || Entrer en chaleur.(1561). || Être en chaleur (même sens).Par anal. (personnes) :
4.1 Je me concentrais sur les cuisses fantastiques de Mme Chantelauze, je me désaltérais avec sa peau de pêche, je rêvais de son teint de rose (…) Était-ce sa faute si elle était en chaleur ?
Violette Leduc, la Folie en tête, p. 427.
3 (1549). Fig. Caractère animé des dispositions, de tendances. Animation, animosité, ardeur, effervescence, empressement, enthousiasme, entrain, exaltation, ferveur, feu, fièvre, impétuosité, passion, véhémence, vigueur, violence, vivacité, zèle. || La chaleur de la jeunesse. Vie (plein de). || Geste, regard plein de chaleur. Chaleureux. || La chaleur d'un baiser (→ 2. Baiser, cit. 2, 17). || Acteur plein de chaleur (→ Brûler les planches). || Embrasser, défendre avec chaleur la cause de qqn. || Parler avec chaleur. || Chaleur d'éloquence, de style. Brio, élan (parler avec élan), lyrisme, verve. || Accueillir qqn avec chaleur. Cordialité. || Un accueil sans chaleur.Vx. (Une, des chaleurs). Ardeur (→ ci-dessous cit. 5).
5 C'est d'un nouveau chrétien la première chaleur.
Corneille, Polyeucte, III, 3.
6 (…) la chaleur qu'ils ont pour les intérêts du Ciel (…)
Molière, Tartuffe, Préface.
7 Descartes arrive ainsi, sans y faire le moindre effort et même, évidemment, sans s'en soucier, à la véritable et grande éloquence, où il y a, à la fois, chaleur, mouvement, éclat et magnificence.
Émile Faguet, Études littéraires, XVIIe s., Descartes, IV, p. 63.
8 (…) la chaleur d'amitié qu'il me marqua durant tout mon séjour chez lui.
G. Duhamel, la Pesée des âmes, VIII, p. 200.
9 Il sent dans tous ses gestes, dans ses mots, dans ses intonations quelque chose d'un peu guindé, un apprêt, une outrance, tout cela manque de chaleur, de vie (…)
N. Sarraute, le Planétarium, p. 294.
Dans la chaleur de… Fort (au fort de). || Dans la chaleur du combat, de la dispute, de la discussion.
Loc. vieillie. Chaleur du sang : facilité à s'emporter.
4 Caractère « chaud » (d'une couleur). || La chaleur d'un coloris, des tons.
CONTR. Fraîcheur, froid, froidure; tiédeur. — Froideur, glace, indifférence, langueur.
DÉR. Chaleureux.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • chaleur — nf. ; rut : chaleû (Montendry), chalò (Albanais 001b), saleur (Ste Foy 016), shaleu(r) (Arvillard, Cordon 083b, Thorens Glières | 083a, Thoiry), shaleû (Bogève, Cordon 083c, Saxel 002), shalò(r) (001a, Annecy 003 | Thônes 004), staleu (Notre Dame …   Dictionnaire Français-Savoyard


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